Lancer un projet IoT dans une collectivité, c'est ambitieux. Mais les écueils sont nombreux. Voici les 5 pièges les plus fréquents que nous observons sur le terrain, et comment les éviter.
1. Partir de la technologie au lieu du cas d'usage
C'est l'erreur numéro un. On choisit un capteur, une plateforme, un réseau... avant de se poser la question fondamentale : quel problème métier veut-on résoudre aujourd'hui ?
La bonne approche : commencer par le besoin terrain, puis sélectionner la technologie adaptée.
2. Multiplier les POC "sapin de Noël"
Un POC sur l'éclairage, un autre sur l'eau, un troisième sur les déchets... sans stratégie d'ensemble. Résultat : des gadgets qui ne passent jamais à l'échelle.
La bonne approche : un seul cas d'usage véritablement adopté par les agents vaut mieux que dix démonstrations sans impact durable.
3. Laisser la gouvernance floue
Qui pilote le projet ? Qui gère les données ? Qui assure la maintenance ? Qui visualise les indicateurs ? Trop de projets échouent faute d'avoir clarifié les rôles.
La bonne approche : définir les responsabilités dès le départ — visualisation, support, exploitation, pilotage.
4. Ne pas définir les niveaux d'autonomie sur les données
Les données IoT circulent entre agents, partenaires, prestataires et élus. Sans droits d'accès différenciés et clairement définis, c'est le chaos.
La bonne approche : définir qui accède à quoi, dans quelles conditions, avec quels droits.
5. Négliger la scalabilité
Un projet IoT qui fonctionne à 50 capteurs doit aussi fonctionner à 5 000. Si la plateforme est propriétaire et fermée, le passage à l'échelle sera impossible ou ruineux.
La bonne approche : exiger l'interopérabilité, les standards ouverts et les API documentées dès le cahier des charges.
Ce qu'il faut retenir
Un bon projet IoT territorial est avant tout un projet métier. La technologie est un moyen, pas une fin. Les collectivités qui réussissent sont celles qui structurent leur démarche avec méthode — et qui se font accompagner quand c'est nécessaire.
