Les RIP 3G posent une question centrale aux collectivités : quel montage contractuel choisir pour déployer des services sur les infrastructures numériques ? Deux modèles s'affrontent — ou plutôt se complètent : le MPGP et la DSP.
Le contexte
L'effervescence autour des REXTCD 2025 a montré une fois de plus que la clé du passage à l'échelle des projets de territoires connectés n'est pas seulement technique. Elle tient en grande partie au montage des projets.
MPGP : le Marché Public Global de Performance
Le MPGP permet à la collectivité de garder la maîtrise tout en exigeant des résultats mesurables :
- La collectivité reste propriétaire des données et des infrastructures
- Le prestataire s'engage sur des indicateurs de performance (KPI/SLA)
- Le paiement est lié aux résultats obtenus
- Le cadre est celui des marchés publics classiques
DSP : la Délégation de Service Public
La DSP confie l'exploitation à un opérateur qui porte le risque :
- L'opérateur finance, déploie et exploite
- Il se rémunère sur le service rendu
- Le transfert de risque est plus important
- La durée du contrat est généralement plus longue
Les clés d'arbitrage
Le choix entre MPGP et DSP dépend de plusieurs facteurs :
- La capacité d'investissement de la collectivité
- Le niveau de maturité technique des équipes internes
- La volonté de garder la maîtrise opérationnelle
- L'appétence au risque
- La durée souhaitée de l'engagement
Le modèle hybride
Dans la pratique, beaucoup de collectivités optent pour des montages hybrides qui combinent le meilleur des deux approches. La clé est d'adapter le modèle au contexte local, pas de plaquer une solution standard.
Ce qu'il faut retenir
Il n'y a pas de bon ou de mauvais modèle. Il y a le modèle adapté à votre contexte, vos moyens et vos ambitions. L'essentiel est de structurer la réflexion en amont pour éviter de se retrouver enfermé dans un montage inadapté.
